Blog d'informations et de formations du BTS opticien lunetier, destiné aux étudiants en école d'optique. Le grand public peut également être intéressé.
Méthode de travail : conseils à l'intention des étudiants
Il est bien connu que la réussite à l'Université dépend de la méthode de travail. On s'accorde aussi à dire qu'il n'y a pas de méthode unique. En fait, à côté de quelques principes quasi universels, la plupart des règles sont à élaborer par chacun en fonction de sa personnalité et des situations. Cependant, l'expérience accumulée de générations d'étudiants permet de dégager quelques généralités qui ont forte chance de convenir en attendant que l'on trouve mieux. On peut se référer à diverses publications sur le sujet, notamment au bon petit livre Question(s) de méthode, édité par le Service d'aide aux étudiants (Rue des Wallons, 10). Ci-dessous, on trouvera quelques principes et conseils principaux brièvement exposés.
L'UCL a également produit un CD-ROM : Cosmos, apprendre à apprendre dans les études supérieures (méthode d'étude ; prise de notes ; préparation aux examens) en vente au C.I.O. (rue P. Ladeuze, 3).
Remarque préliminaire : l'année académique commence à la rentrée et il est dangereux de se fier aux bruits selon lesquels il ne faut s'y mettre vraiment qu'après un mois, ou à partir des vingt-quatre heures vélo, ou de la Toussaint, etc. (Certains conseilleurs jouent sur le sens des mots « S'y mettre vraiment », ce qui échappe au débutant. D'autres, spécialement doués, ne tiennent pas compte des formes plus lentes d'intelligence. D'autres encore, qui ont réussi, ont tendance à minimiser la part de leur effort au bénéfice implicite de leur intelligence.)
I. L'assistance au cours
Le programme comporte des cours dits magistraux et des exercices.
Ces derniers commencent dès la première semaine de cours. On ne parlera ici que des cours, bien que la participation aux exercices soit indispensable et d'ailleurs obligatoire.
1. La valeur de l'assistance aux cours
Ce premier contact avec la matière est en général de grande importance. Même si le professeur n'est pas enthousiasmant, il parle de façon plus vivante que les supports écrits et ceux-ci seront dès lors abordés plus aisément par la suite. Le cours magistral n'est pas la forme idéale de la communication mais il présente au moins les avantages suivants dont il ne faut pas se priver :
– certains points de la matière sont mis en relief par rapport à d'autres,
– des aperçus synthétiques sont proposés périodiquement (souvent en début d'heure),
– certaines difficultés latentes peuvent apparaître à temps,
– des exemples et des remarques contribuent à une saisie concrète,
– un souvenir « vécu » s'ajoute au souvenir théorique.
Si on a manqué un cours, il faut en prendre connaissance sans délai (emprunt et transcription de notes). Si on arrive en retard, mieux vaut s'infiltrer discrètement que rester dehors.
La valeur de l'assistance au cours suppose que la présence physique soit rentabilisée par une attention active. Un coup d'œil préparatoire sur le syllabus induit souvent une bonne disposition d'écoute. La prise de notes, surtout, aide à maintenir l'attention.
Normalement, un cours doit être compris, pour l'essentiel, à l'audition. Si ce n'est pas le cas, n'ayez crainte d'en parler. Il est parfois utile, voire nécessaire, d'avertir le professeur, soit directement, soit par l'intermédiaire des délégués de cours.
2. La prise de notes
Il faut distinguer le cas où on ne dispose pas de syllabus et celui où on en est pourvu. Le premier est plus difficile parce qu'il faut « gratter » pour avoir des notes complètes. Il est fort important de bien structurer ses notes (titres, subdivisions…). Si l'on n'a pas pu le faire d'emblée, il est capital d'y remédier le plus tôt possible. L'essentiel est d'écrire rapidement tout l'essentiel et pour cela il faut se constituer au plus tôt un système d'abréviations efficace. On veillera en particulier à le faire pour les mots qui reviennent souvent dans la langue (svt, pfs, qqfs, qq, p.c.q., ds, av, ê, c, cpdt, tt, h, =, +, etc.) ou qui reviennent souvent dans une discipline (ph., jgt, rst, etc.). Si on a laissé échapper un élément important, ne pas se gêner pour regarder chez le voisin ou demander à un condisciple de pouvoir photocopier ses notes, à charge de revanche.
Le second cas est plus simple. On a le choix d'utiliser des feuilles séparées ou d'écrire dans les marges et sur le dos des pages du syllabus. On note au minimum tout ce qui peut faire mieux comprendre ou faire « vivre » le texte imprimé (illustrations par des exemples, comparaisons, schémas, synthèses, références, détails).
Dans aucun cas il ne faut perdre son temps à recopier les notes que l'on a prises (il y a mieux à faire, cf. point III). Il suffit, au jour le jour, de les compléter ou de les corriger si cela est nécessaire.
La suite demain
Source ISP, Institut Supérieur de Philosophie